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3 types de douleur musculaire et leurs traitements
2 mai 2017

La douleur musculaire s’invite souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Lumbago, déchirure, crampe : focus sur 3 types de douleur musculaire et leurs traitements.

1 - Le lumbago

Aussi connu sous le terme « tour de reins », le lumbago se caractérise par une douleur subite qui survient dans la région lombaire, au niveau des vertèbres. Souvent intense, cette douleur peut être la conséquence d’un mouvement brusque ou d’une rotation excessive du bas du dos. Certains évoquent une sensation de craquement, d’autres un blocage total ou partiel de la région lombaire. La position allongée a tendance à soulager la douleur tandis que la position debout la rend plus intense. Lorsque le traumatisme est aigu, on parle de lumbago, s’il devient chronique, on appelle cela une lombalgie.

En règle générale, les personnes qui souffrent d’un lumbago se voient administrer des médicaments chargés de diminuer la douleur (antalgiques ou anti-inflammatoires). Des myorelaxants (médicaments relaxant les muscles) peuvent également être prescrits. Pour accélérer la guérison, il est conseillé de ne pas rester sédentaire, le repos prolongé est en effet l’ennemi du lumbago.

2 - La déchirure

La déchirure est extrêmement douloureuse et souvent comparée à un coup de poignard. Elle est soudaine et immobilise celui ou celle qui en est victime. Ce type de douleur musculaire survient lorsque le muscle se rompt totalement, c’est un accident grave qui impose parfois une opération chirurgicale. Dans la plupart des cas, la déchirure touche les athlètes puisqu’elle correspond à un dépassement des possibilités physiologiques du muscle. Celui-ci découle généralement d’un geste incorrect, en particulier dans son amplitude. Un hématome apparaît peu de temps après la déchirure, suivi d’un gonflement ou d’un œdème.

 

Le meilleur moyen de traiter une déchirure musculaire est d’utiliser la technique de la cryothérapie grâce notamment à des coussins thermiques. Ceux qui ne disposent pas de coussins thermiques peuvent appliquer de la glace le plus rapidement possible et éviter toute manipulation avant de voir un professionnel de la santé (si possible une médecin sportif).

3 - La crampe

La crampe est provoquée par une stimulation trop intense et par une accumulation de molécules (notamment le calcium) qui entraîne une excitabilité importante du muscle. Le manque d’échauffement avant l’effort, la déshydratation et l’absence d’étirements en fin d’activité sont autant de facteurs qui favorisent l’apparition de crampes. Celles-ci correspondent à des contractions douloureuses et incontrôlables qui surviennent le plus souvent durant l’effort, mais aussi parfois en dehors de toute stimulation (pendant la nuit par exemple). La crampe peut également être liée à une pathologie qui touche les nerfs innervant ces muscles. Contrairement à la contracture, la crampe ne dure pas dans le temps, elle touche majoritairement les muscles des membres inférieurs et plus précisément les muscles striés. Une fois la douleur passée, la crampe ne laisse aucune séquelle.

 

À moins qu’une pathologie soit à l’origine d’une crampe, il n’existe pas de traitement spécifique qui puisse la soulager. Il est en revanche possible de limiter la durée de la crampe en étirant le muscle contracté. Par exemple, une flexion dorsale du pied, orteils vers le haut pourra réduire considérablement une crampe du mollet. Lorsqu’une crampe est difficilement supportable ou qu’elle récidive, il est possible d’avoir recours à certains médicaments comme les myorelaxants, l’arnica, la vitamine B12 ou la quinine.

Le meilleur moyen de ne pas souffrir de crampes est de bien s’hydrater, de s’échauffer avant l’effort et de s’étirer après. Les suppléments en magnésium semblent également être efficaces pour éviter les crampes musculaires. Enfin, respirer profondément durant les étirements est essentiel pour bien oxygéner le muscle et éliminer le plus rapidement l’accumulation de molécules.